Fabrication

fabrication de handpan - handpans

La fabrication d’un handpan EASKA est le fruit de très nombreuses heures de travail par l’artisan (maker). La matière utilisée est de l’acier, traité selon un procédé breveté dont j’ai acquis la licence. Cette approche m’a permis d’obtenir d’excellents résultats assez rapidement. Le son qui en résulte possède un timbre chaud qui me touche beaucoup, en plus d’être différent et original par rapport à d’autres handpans.

Notes de handpan

La réalisation d’un handpan a pour spécificité de nécessiter la définition de la gamme de notes dès le début. En effet la mise en forme de la matière est en premier lieu déterminée par la tonalité, donc la dimension des notes. La position, l’orientation des notes joue également un rôle dans le résultat final.

Presse hydraulique

Une partie du travail de fabrication d’un handpan se fait à l’aide de machines dédiées. Une presse hydraulique, un marteau pneumatique permettent un gain de temps appréciable par rapport à la réalisation complète à la seule force musculaire du maker. Néanmoins aucune de ces tâches n’est automatisée.

Mise en forme handpan

La mise en tension de la matière, réalisée manuellement au marteau, permet d’obtenir ces notes riches en harmoniques qui sont spécifiques au handpan. Le travail de façonnage et d’accordage est très délicat, nécessitant patience, dextérité, sensibilité.

Marteau accordage

Le maker apporte indéniablement une touche très personnelle, une manière de façonner les notes qui lui est propre. Il n’est pas possible d’obtenir deux handpans absolument semblables, ne serait-ce que parce que la matière est subtilement différente d’une coque à l’autre.

L’accordage nécessaire est si fin qu’aujourd’hui il n’est pas possible de mécaniser cette partie de la réalisation d’un handpan – et c’est tant mieux !

accordage handpan

Le travail d’accordage final est difficile car il est nécessaire d’harmoniser les notes avec un haut degré de précision. De subtiles interactions entre les notes apparaissent. Certaines sont bénéfiques mais d’autres peuvent produire des dissonances. L’accordage final se fait en passant parfois la main (et le marteau) par l’ouverture inférieure de la cavité.

Lorsque l’instrument est terminé, il ne reste plus qu’à lui trouver un foyer d’accueil… Peut être alors apportera-t-il à quelqu’un de la joie, de l’équilibre, de l’inspiration, du partage… le monde sera alors un peu plus lumineux. Comme une goutte de plus dans un océan… qui n’est qu’une multitude de gouttes d’eau.

Et alors moi aussi je serais heureux.

Crédit photo : Gilles Joubert / François Eté – Photographe professionnel – Lien

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